Je suis un acteur. Je suis un acteur qui met en scène. J’utilise la mise en scène comme outil de création.

Sylvain Scott

Biographie

Cofondateur et codirecteur artistique du Théâtre Le Clou, Sylvain Scott signe pour la compagnie les mises en scène de La langue du caméléon, L’héritage de Darwin, Isberg, L’Océantume, Le chant du koï et Je suis William.

Sur scène, on a pu le voir comme acteur dans la reprise en tournée de la production La fête sauvage du Théâtre de Quat’sous, 2012 - Revue et corrigée et Un violon sur le toit (Théâtre du Rideau Vert), Les Parapluies de Cherbourg, Frères de sang et L’homme de la Mancha (Productions Libretto), La bonne âme du Sé-Tchouan, Antoine et Cléopâtre, Jeanne Dark, L’Opéra de Quat’sous et Le Misanthrope (Théâtre du Nouveau Monde), Un gorille à Broadway (Productions À tour de rôle), Footloose, La mélodie du bonheur et Hairspray (Juste pour rire), Prom Queen, the musical (Centre Segal).

En 2005, il crée à la salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui, La vraie vie est ailleurs, un théâtre musical conçu à partir des chansons de Réjean Ducharme et de Robert Charlebois qu’il interprète en solo. Depuis 2001, il enseigne au Collège Lionel-Groulx dans le programme de théâtre musical.

Démarche artistique

Je suis un acteur. Je suis un acteur qui met en scène. J’utilise la mise en scène comme outil de création. Tout comme jouer, composer, écrire. C’est une nuance qui pour moi est déterminante.

Mon travail s’articule principalement autour de deux désirs : raconter une histoire et inscrire ses personnages dans une forme moins réaliste par le biais des autres arts comme la musique, le chant et l’art visuel. Ainsi, la structure dramaturgique conventionnelle de mes spectacles se trouve être constamment confrontée à une forme plus baroque, plus poétique.

Ce principe de va-et-vient qui bouscule, traduit bien le mouvement souvent imprévisible de l’état adolescent mené par des émotions en dent de scie. La préadolescence, c’est le moment des grands bouleversements : c’est quitter l’enfance, c’est faire le deuil de la petite école pour la grande, mais surtout, c’est le corps en complète mutation. L’utilisation des différents médiums artistiques pour exprimer ce tumulte intérieur me semble être tout à fait juste puisque l’art permet au réel d’être mis en perspective.

Mais par-dessus tout, ce que je tente de faire en intégrant les médiums artistiques à mon travail de mise en scène, c’est de réussir un arrimage organique et fluide entre le contenu et la forme. Que l’un devienne indispensable à l’autre. Dans cette démarche, je vise l’art total : un objet artistique qui puisse à la fois représenter le corps, les mots, la musique et l’espace en parfaite harmonie.