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Résumé

Dans une usine abandonnée de son quartier, Jessica tombe sur Samir, un garçon de son âge, dansant sur une chaise au milieu d’une pièce vide!

Samir semble fraîchement arrivé d’ailleurs, seul et rempli de souvenirs qu’il veut cacher. Il lui raconte que ce plancher est spécial : si on sait écouter, il nous met en contact avec les bruits du monde. Comme d’autres jeunes vivant dans des endroits abandonnés, du haut de sa chaise, il crée de la beauté pour apaiser les douleurs du monde, lui faire contrepoids : on les appelle Les Veilleurs.

Les Veilleurs, un groupe secret de jeunes, prennent le pari que des actions de beauté, des performances artistiques, peuvent faire contrepoids à toutes les horreurs monde. Supercherie, tentative de séduction ou sixième sens? Le mystère séduit Jessica.

Parallèlement à la rencontre amoureuse de Samir et de Jessica et de leur engagement politico-artistique, on suit celle des parents de Jessica, des militants convaincus accaparés par les causes politiques et sociales qu’ils défendent. Par leur engagement, tous les personnages tentent à leur manière de faire contrepoids au monde! 

 

PARTICIPATION DES ADOLESCENTS DANS LE SPECTACLE

Le spectacle Je suis le contrepoids du monde est une création où sept adolescents s’intègrent à la représentation pour jouer le rôle des Veilleurs.

Ce n’est pas un spectacle classique, il est écrit pour intégrer la parole des jeunes, ainsi dans chaque ville de la tournée, les interventions des Veilleurs sont confiées à un nouveau groupe de jeunes. La structure d’accueil avec l’aide du Théâtre Le Clou rassemble les sept artistes de 14 à 17 ans au moins 1 mois avant la représentation pour les préparer à cette aventure artistique. Afin de créer une expérience positive, les adolescents seront guidés par des canevas précis tout en conservant une grande liberté dans l’exécution des gestes artistiques qui leur seront réservés. Ce spectacle sera différent chaque soir, coloré par l’imaginaire des jeunes artistes.

Résumé

Crédits

Mise en scène et scénographie Benoît Vermeulen et Anne Courel
Texte
Karin Serres
Assistance à la mise en scène Martine Richard
Avec
 Eve Lemieux, Jean-Frédéric Messier, Mehdi Limam et Sarah Vermande
Scénographie
Stéphanie Mathieu
Accessoires et costumes 
Julie Vallée-Léger
Éclairage Alexandre Bazan
Environnement sonore et musique Jean-Frédéric Messier
Direction technique
Jean Duchesneau

Je suis le contrepoids du monde est une coproduction entre le Théâtre Le Clou et la Compagnie Ariadne (France), en partenariat avec L'Isolat Théâtre (Belgique). 

Avant de créer le spectacle, une série de laboratoires en France, en Belgique et au Québec ont enrichi le processus de création. Le spectacle sera créé en 2019 à la suite d'une résidence de création à Namur (Belgique).


Crédits

Personnages

« »
Jessica
«C’est pas plutôt des travaux dans le quartier qui le font bouger, ou un courant électrique, ou je sais pas moi, le train ou même notre imagination, juste? »
Samir
«Plus on est léger, plus il aime. Plus on invente. Plus on est nous-même. »
Elena
«Écoute, Jessica, je comprends que t’aies plus envie de militer avec nous à ton âge, mais tu pourrais faire quelque chose d’utile pour le monde, quand même. »

Personnages

Intention

Comment résister ou répondre à la violence du monde? Comment nous inscrire dans notre temps présent en toute conscience sans le laisser nous broyer ni nous dégoûter? Quels engagements personnels dans son amélioration, vers son apaisement pouvons-nous prendre? Quels espaces bâtir dans nos esprits pour imaginer un meilleur futur, tous âges mélangés?

Ce que dit cette pièce, fondamentalement, c’est que le geste artistique, aussi petit soit-il, malgré son apparente inutilité, peut aider à apaiser les maux de la terre. Aider aussi, à passer à travers les épreuves. Aider à tisser des liens poétiques entre les humains de tout âge et permettre de relier entre elles les époques. L’histoire se répète dans ses horreurs, mais aussi dans ses beautés.

Samir et Jessica cherchent un espace pour faire exister leur pensée à la frontière du réel et de l’imaginaire. Ils ressentent le besoin de faire entendre leur voix, mais ne se reconnaissent pas dans les choix de leurs aînés.

Tous, toutes générations confondues, rêvent de réussir à inventer des contrepoids aux violences de ce début de millénaire.

Intention