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Je ne peux mettre en scène que la vie, l’espoir, même si la noirceur est du récit.

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Monique Gosselin

Biographie

Cofondatrice et codirectrice artistique du Théâtre Le Clou, Monique Gosselin a assumé la direction du projet d’écriture Les Zurbains, projet phare de la compagnie de 1997 à 2017. Elle a signé la mise en scène d’une quinzaine d’éditions du spectacle et y a aussi participé à titre de comédienne, d’auteure et de médiatrice. Depuis 2018, elle codirige le nouveau projet de médiation Le Scriptarium et met en scène le spectacle. À ce jour, elle a travaillé au théâtre sous la direction de Zouvi, Vermeulen, Cyr, Poissant, Haentjens et Gravel, entre autres. À la télévision, elle participe à plusieurs séries et, au cinéma, on peut la voir dans des œuvres signées Podz, Émond, Robichaud, Lanouette, Ménard, Carle et, tout récemment, Simon Lavoie dans le film Nulle trace dans lequel elle tient le rôle-titre. Formée à l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx, elle est aussi détentrice d’un baccalauréat en communications. Elle est membre du conseil d’administration de la Maison Théâtre et enseigne.

Démarche artistique

Par Le Scriptarium, je vise la rencontre. La rencontre entre les jeunes et de grandes personnalités marquantes par leur œuvre : Stéphane Crête, Nathalie Bondil, Louise Arbour. Et, inspirée par l’essence de leur travail, on explore bien sûr l’humain dans toute sa splendeur, ses profondeurs, ses vices et travers, le monde et ses beautés, ses horreurs, ses contradictions, mais aussi le politique, nécessaire, voire impératif, pour contrer l’immobilisme ambiant… grandissant.

J’apprécie les univers singuliers. J’exècre les propos moralisateurs. Je ne vois aucun intérêt à prétendre, à faire croire. À vue la mécanique théâtrale, s’en dégage toujours un certain ludisme. Dans un total esprit festif, je veux que le spectateur ait le sentiment d’être convié à la représentation. Les acteurs évoluent au sein du public, qui est du spectacle. Paradoxalement, je cherche aussi à déstabiliser ce même public, le sortir de son confort. Provocation, paradoxe, inconstance? Oui, tout à fait. C’est l’état adolescent qui m’habite quand je crée. L’adolescence, dans tout ce qu’elle représente : passions intenses, émotions à fleur de peau, questionnements existentiels, fébrilité, curiosité, témérité … audace. Merci à l’adolescence et à tout ce qu’elle inspire!