Je ne peux mettre en scène que la vie, l’espoir, même si la noirceur est du récit.

Monique Gosselin

Biographie

Cofondatrice et codirectrice artistique du Théâtre Le Clou, Monique Gosselin a assumé la direction du projet d’écriture les Zurbains, projet phare de la compagnie de 1997 à 2017. Elle a signé la mise en scène d’une quinzaine d’éditions du spectacle et y a aussi participé à titre de comédienne, d’auteure et de médiatrice. Depuis 2017, elle assure la direction artistique et la mise en scène du nouveau projet de médiation du Clou, Le Scriptarium. À ce jour, elle a travaillé au théâtre sous la direction d’Alain Zouvi, Benoît Vermeulen, René-Richard Cyr, Claude Poissant, Brigitte Haentjens et Robert Gravel, entre autres. À la télévision, elle participe à plusieurs séries et, au cinéma, on peut la voir notamment dans des œuvres signées Podz, Émond, Robichaud, Lanouette, Ménard et Carle. Formée à l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx, elle est aussi détentrice d’un baccalauréat en communications, profil radio et télévision, enseigne au département de théâtre du Collège Lionel-Groulx, est membre du conseil d’administration de la Maison Théâtre et membre du comité artistique du Cube, centre international de recherche et de création en théâtre pour l’enfance et la jeunesse, fondé en 2011.

Démarche artistique

Je ne peux mettre en scène que la vie, l’espoir, même si la noirceur est du récit. Idéalement, des prises de parole à portée universelle, de l’humanisme, du social, du politique. J’exècre les propos moralisateurs. Je préfère prêcher dans l’excès contraire. J’apprécie les univers singuliers. Je ne crains ni le fantastique, ni le surréalisme. Je ne vois aucun intérêt à prétendre, à faire croire. À vue la mécanique théâtrale, voire le dévoilement du comédien derrière le personnage. S’en dégage toujours un certain ludisme. L’adolescent ne demeure-t-il pas transparent malgré son désir de cacher ce qu’il est réellement. Dans un total esprit festif, je veux que le spectateur ait le sentiment d’être convié à la représentation. Les acteurs évoluent au sein du public qui est du spectacle. Paradoxalement, je cherche parfois à déstabiliser ce même public, le sortir de son confort. Provocation, paradoxe, inconstance? Oui, tout à fait. C’est l’état adolescent qui m’habite quand je crée. L’adolescence, dans tout ce qu’elle représente, s’avère extrêmement stimulante en cours de création : passions intenses, émotions à fleur de peau, questionnements existentiels, fébrilité, curiosité… audace. Merci à l’adolescence et à tout ce qu’elle inspire!