Résumé

Neuvième édition de ce projet artistique, éducatif et social, Les Zurbains 2006 présentait des récits surprenants, tantôt sensibles, tantôt délirants. Dans une perspective urbaine et contemporaine, le spectacle ramenait au goût du jour une tradition bien ancrée dans notre culture : la rencontre entre le spectateur et le conteur. Ces anti-héros partageaient avec le public leurs petits et grands bouleversements de la vie autant que les rencontres qui ont pu marquer leur existence.

Les Zurbains 2006 a été joué près de 30 fois chez les diffuseurs partenaires.

Les textes des éditions 2005 à 2011 sont publiés dans le recueil Les Zurbains en série 2 chez Dramaturges Éditeurs.

Les contes

Trou noir d’Olivier Choinière, interprété par Marc Beaupré
Quand on est le rejet de l’école, que faire d’autres les fins de semaine que d’écouter des films de série B avec un ami du même rang social que soi ? C’est ce que Comédon, surnommé ainsi vu le point noir qu’il « cultive » sur sa narine gauche, fait avec son ami Pogo. Mais un jour, Justine, de loin la plus belle créature à avoir vu le jour, passe le prendre chez lui. À partir de ce moment tout est possible… comme dans les films.

Étrangère d’Alejandro Vernaza, interprété par Pierre Monet-Bach
Prisonnier de son lit d’hôpital à la suite d’un malencontreux accident, un philosophe médite, avec la plus grande simplicité qui soit, sur une grande question existentielle : vivre ou penser ? Mais, une visiteuse de la nuit, gracieuse et mystérieuse, viendra troubler son calme et obséder ses pensées. Penser ou vivre ?

Le Sheepman de Catherine Lamoureux, interprété par Caroline Tanguay
Une adolescente blasée de sa morne banlieue et de ses amis aux fausses allures punk, entre un soir, par hasard, dans une galerie d’art : sur une toile, explose un homme à tête de mouton, brandissant un drapeau rouge parmi les flammes d’un feu de forêt. La rencontre est foudroyante. C’est le Sheepman. Elle part à la recherche de son créateur qu’elle soupçonne d’être le seul à pouvoir initier la rébellion dont sa ville a besoin, dont elle-même a besoin. Le Sheepman saura-t-il la conduire plus loin ?

Dave l’énigme de Philippe Angers-Trottier, interprété par Mathieu Bourguet
Quoi de plus étouffant qu’une vie « convenable » quand on est adolescent ? Notre protagoniste s’ennuie dans sa vie sans histoire. Mais il croisera Dave dont la vie est un énigmatique casse-tête sans fin. Au fil des rencontres, il en reconstituera des parties et, croyant partager la souffrance et la quête de liberté de son nouvel ami, le protagoniste imaginera l’aventure avec la fougue d’un conquistador alors que pour Dave, l’enjeu s’avérera beaucoup moins romantique.

Le sacrifice au bonheur de Gabrielle Neveu, interprété par Anne Casabonne
C’est nulle autre que la Fatalité, elle-même, en personne, qui vient ici faire une mise au point sur les tenants et aboutissants de son job. Non, ce n’est pas elle la maîtresse de tous les destins. Laissez-la respirer un peu ! Bien sûr, elle y est un peu pour quelque chose comme dans l’histoire tissée entre Josée, Hélène, Martin, Jonathan, Nathalie… mais bon, si elle disperse un peu de mauvaise fortune ici et là, n’est-ce pas pour faire le bonheur… des autres ?

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Crédits

Textes Philippe Angers-Trottier, Olivier Choinière, Catherine Lamoureux, Gabrielle Neveu et Alejandro Vernaza
Mise en scène Monique Gosselin
Distribution à la création Marc Beaupré, Mathieu Bourguet, Anne Casabonne, Pierre Monet-Bach et Caroline Tanguay
A aussi fait partie de la distribution Mireille Brullemans
Assistance à la mise en scène et régie Josée Kleinbaum
Scénographie Étienne Ricard
Costumes Sandrine Bisson
Éclairages Mathieu Marcil
Environnement sonore Maxime Denommée
Direction technique Joanne Vézina
Auteurs-tuteurs Geneviève Billette et Stéphane Hogue

Photographies du spectacle Simon Ménard

Présenté en collaboration avec le Théâtre Denise-Pelletier, le Théâtre jeunesse Les Gros Becs et le Théâtre français de Toronto.

Crédits

Dans la presse

Le Soleil

« La mise en scène de Monique Gosselin, par sa simplicité, laisse tout l'espace à la force des textes, fort bien interprétés. » 

Valérie Lesage, novembre 2006

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« Adolescent dans le bon sens du terme, les paroles retenues sont urbaines et contemporaines, souvent surprenantes, parfois délirantes, mais toujours contrastées. »

Christian St-Pierre, mai 2006

Dans la presse